Principes fondamentaux de la couleur : Huit choses à savoir si vous travaillez avec la couleur

La couleur est une façon de naviguer dans le monde qui nous entoure et de le comprendre. Ceux qui travaillent avec les couleurs doivent comprendre comment nous les voyons et les décrivons, comment les échantillonner et comment assurer leur consistence tout au long de la production commerciale. C’est un sujet que nous couvrons abondamment dans notre livre électronique en cinq parties sur les principes fondamentaux de la couleur et de la mesure de celle-ci.

 

Vous trouverez ci-dessous huit concepts à connaître pour quiconque travaille avec la couleur. Chacun de ces concepts, ainsi que plusieurs autres, est couvert en détail dans notre livre numérique.

 

1.     La couleur et l’apparence ne sont pas la même chose

 

La couleur n’est qu’un facteur qui contribue à l’apparence d’un objet. Notre combinaison sophistiquée œil-cerveau intègre des propriétés comme la texture, la brillance, l’opacité, l’éclairage et les couleurs d’arrière-plan lorsque nous évaluons les couleurs. Cela signifie que les objets ayant la même recette de pigments ou colorants peuvent paraître différents si d’autres propriétés ne sont pas les mêmes.

 

2.        La couleur est une fonction de nos yeux et de notre cerveau

Le spectre visible est composé de lumière de différentes longueurs d’onde. Les cônes sont les photorécepteurs de nos yeux qui sont sensibles aux longueurs d’onde et nous permettent de voir en couleur. Les ondes plus courtes nous semblent bleues, les ondes plus longues paraissent rouges.

La couleur des objets dépend de la façon dont ils absorbent et réfléchissent les rayons lumineux. Mais en fin de compte, la couleur que nous voyons est subjective, déterminée par nos propres yeux et notre propre cerveau. Divers facteurs environnementaux et biologiques peuvent influer subtilement sur notre perception des couleurs. Nous en avons discuté dans une série de blogues :

 

 

Des facteurs aussi simples que les arrière-plans ou les couleurs adjacentes peuvent aussi influer sur la façon dont nous voyons une couleur.

 

3.        Nous classons les couleurs en fonction de caractéristiques communes

 

Même un jeune enfant peut reconnaître le rouge. Mais comment décrivons-nous des couleurs particulières dans cette grande catégorie qu’est le « rouge » ? Quel langage pouvons-nous utiliser pour mieux décrire les couleurs que nous envisageons ? Comment pouvons-nous montrer la relation des couleurs les unes avec les autres ?

 

Des tests ont permis de déterminer que les observateurs ont tendance à organiser les couleurs en fonction de trois propriétés :

  • Couleur dominante (teinte)
  • Intensité de la couleur (vivacité)
  • Luminosité de la couleur (clarté)

 

À partir de ces propriétés, de nombreux systèmes de classification ont été mis au point pour définir et organiser le spectre visible. L’un des premiers, l’atlas des couleurs de Munsell, a été publié en 1915 et est toujours utilisé. Mais il existe également plusieurs autres systèmes spécialisés.

 

 

4.              L’uniformité des couleurs indique la qualité

 

Peu importe la source de la norme de couleur que nous essayons de reproduire, nos tentatives d’agencement subjectif des couleurs (en utilisant uniquement notre vue) seront imprécises. Il s’agit d’un problème commercial puisque le contre-typage exact des couleurs et leur conformité sont associés à des produits de haute qualité.

 

En plus d’assurer la conformité de la couleur, la gestion numérique des couleurs simplifie le flux de travail pour faire gagner du temps et de l’argent aux entreprises.

 

5.              La colorimétrie quantifie la mesure des couleurs

 

L’expérience de la couleur nécessite trois éléments :

  • Une source lumineuse
  • Un objet
  • Un observateur

 

Pour faire correspondre les couleurs et les reproduire fidèlement, ces facteurs physiques doivent être décrits numériquement. Cet exercice est la science de la colorimétrie.

 

Pour décrire scientifiquement la couleur, la source lumineuse doit être normalisée afin d’être reproductible. Les caractéristiques de l’objet doivent être mesurées sous forme de courbes de réflectance et de transmittance. Et la longueur des ondes lumineuses rouges, vertes et bleues qui atteignent l’œil différencie les nuances de couleur.

 

Les spectrocolorimètres Datacolor et le logiciel de contrôle des couleurs associé aident les utilisateurs à mesurer les échantillons  colorés de façon objective.

 

6.              Delta E est utilisé pour déterminer les « couleurs acceptables »

 

Bien que la conformité des couleurs soit un indicateur de qualité, la mesure dans laquelle la couleur doit correspondre est une décision commerciale. Dans de nombreuses industries, les clients s’attendent à une harmonie visuelle parfaite des couleurs, surtout en ce qui concerne les produits haut de gamme. Les clients, par exemple, peuvent considérer comme étant un défaut les différences de couleurs de l’intérieur d’une automobile ou d’un produit de luxe, mais ne pas en faire de cas pour des biens moins onéreux.

 

Dans l’espace colorimétrique CIE Lab, l’écart entre deux couleurs est décrit sous la forme « dE », ou Delta E. Il peut être calculé à l’aide des valeurs de coordonnées de couleur LCh ou L*a*b* de l’étalon et de l’échantillon. Mais les différences mathématiques ne concordent pas parfaitement avec la perception humaine. Nous constatons d’abord des différences de nuance, puis de pureté, et enfin de clarté.

 

Le quatrième livre de notre nouvelle série de livres numériques présente les formules permettant de déterminer les différences de couleur et traite en détail des tolérances de couleur.

 

7.              Deux types d’instruments sont utilisés pour mesurer la couleur

 

Les deux catégories d’instruments de mesure de la couleur sont les suivantes :

  • Colorimètre
    Ces instruments simples et relativement peu coûteux fournissent une composante trichromatique pour une condition d’éclairage et une condition d’observateur. Ils sont souvent utilisés à des fins de contrôle de la qualité, mais ne peuvent pas être utilisés pour calculer des formules de colorants.
  • Spectrocolorimètres
    Ces instruments mesurent la lumière réfléchie ou transmise dans le spectre visible et la comparent à des échantillons de référence. Ils fournissent des données spectrales qui peuvent être utilisées pour calculer des composantes trichromatiques pour diverses conditions ainsi que des recettes de colorants pour le contre-typage des couleurs commerciales.

 

Une publication sur notre site Web fournit une distinction supplémentaire entre ces instruments. Vous pouvez également en apprendre davantage sur les différents types de spectrophotomètres ici.

 

 

 

8.              Une bonne préparation des échantillons est essentielle

 

Quel que soit l’instrument utilisé, vos échantillons doivent être bien préparés pour que les mesures soient exactes. Les mesures doivent être cohérentes et reproductibles. Pour ce faire, il faut contrôler toutes les variables possibles du processus.

 

Élaborez et documentez vos procédures. Assurez-vous que les échantillons sont représentatifs et absolument propres. Essayez de maintenir une température et une humidité constantes, et un éclairage stable. Certains types d’échantillons, comme les textiles, peuvent présenter des défis particuliers.

 

Profitez de l’expertise de Datacolor. Pour en savoir plus sur ces concepts et d’autres, téléchargez notre livre numérique gratuit sur la gestion des couleurs.