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L’astuce pour créer une lumière du jour réaliste à la caméra
How do you make a small room feel like midday? It all starts with understanding the color of daylight and how to simulate natural daylight with video lights.
Reproduire la lumière naturelle du jour dans des conditions de studio
Article invité de Rob Ellis, directeur de la photographie et réalisateur
L’une des questions les plus fréquemment posées en cinématographie et en éclairage vidéo est étonnamment simple.
Comment reproduire la lumière naturelle du jour avec un éclairage artificiel ?
Beaucoup de personnes s’attendent à ce que la réponse implique des éclairages coûteux ou des réglages de caméra complexes. Pourtant, tout commence souvent ailleurs : par l’observation.
Lorsque vous cherchez à recréer la lumière naturelle du jour, ou un éclairage de jour réaliste en intérieur, il ne faut pas forcément commencer par installer vos sources lumineuses. Il faut d’abord observer la lumière déjà présente. Pas seulement son intensité, mais aussi sa couleur, sa provenance, les surfaces sur lesquelles elle se réfléchit, et la façon dont tous ces éléments interagissent pour créer une lumière que notre regard perçoit instinctivement comme naturelle.
Dans la vidéo qui accompagne ce guide, je vais vous montrer pas à pas comment réaliser une configuration d’éclairage lumière du jour complète. J’expliquerai également pourquoi la mesure de la température de couleur devrait faire partie intégrante de votre façon de travailler, que vous utilisiez la lumière naturelle, un éclairage simulant la lumière du jour ou une installation d’éclairage en studio.
Avant de chercher à recréer la lumière du jour en intérieur, prenez le temps d’observer comment la lumière naturelle se comporte à l’extérieur. Chaque lieu possède son propre mélange de lumière directe du soleil, de lumière du ciel et de couleurs réfléchies par l’environnement, et c’est cette combinaison qui détermine le rendu final.
Avant de créer la lumière, apprenez à l’observer.
On parle souvent de la température de couleur, dans ce cas de la lumière du jour, en se référant à des valeurs Kelvin précises. En réalité, la couleur de la lumière naturelle que nous percevons au cours de la journée résulte de la combinaison de plusieurs facteurs.
La lumière réfléchie par les bâtiments voisins, les arbres ou même le revêtement en bois de votre terrasse peut modifier l’apparence d’un lieu et influencer son rendu visuel.
Mais de manière générale, on dispose d’une échelle Kelvin standardisée pour les principales sources de lumière naturelle. La lumière directe du soleil à midi a une certaine température de couleur, tandis que le ciel ouvert en a une autre.
Nous avons donc commencé notre configuration d’éclairage en mesurant tout simplement la lumière directe du soleil à midi.
5760 kelvins.
La mesure correspond presque exactement à ce que l’on attend. La lumière directe du soleil à midi se situe généralement autour de 5 600 kelvins.
Puis, nous avons mesuré la lumière du ciel bleu.
9980 kelvins.
Là encore, rien de surprenant. La lumière d’un ciel bleu, ou celle que l’on trouve à l’ombre, se situe généralement entre 7 000 et 10 000 kelvins.
À ce stade, nous pourrions penser disposer de tout ce qu’il faut pour éclairer une scène à partir de mesures colorimétriques précises. Reproduire la lumière naturelle du jour avec des projecteurs vidéo professionnels devrait alors sembler simple : il suffirait d’utiliser une source lumineuse dure pour représenter le soleil et une source douce pour représenter le ciel, en réglant chacune sur les valeurs Kelvin que nous avons relevées.
Mais pour obtenir un rendu totalement réaliste, ce n’est pas toujours aussi simple.
Mesurer la lumière directe du soleil fournit un premier point de référence pour recréer la lumière du jour en intérieur, mais ce n’est qu’une pièce du puzzle.
Le moment où tout cesse de sembler logique
Nous avons recréé avec soin ces deux sources lumineuses. Les valeurs correspondent. Les rapports d’éclairage correspondent également. Techniquement, tout semble correct.
Mais lorsque nous comparons notre scène recréée au lieu réel, quelque chose saute immédiatement aux yeux. Notre version paraît plus froide. Rien de spectaculaire, mais elle ne correspond pas tout à fait à la lumière du jour réelle observée à cet endroit.
C’est à ce moment-là que nous cessons d’observer nos éclairages et commençons à remettre en question nos hypothèses.
« Il doit y avoir un élément qui nous manque. »
C’est l’un des moments les plus précieux dans tout le processus d’éclairage en cinéma : celui où l’on réalise que quelque chose ne paraît tout simplement pas juste.
La lumière du jour, c’est bien plus que la seule lumière du soleil.
Pour mieux comprendre ce qui se passe, il peut être utile d’arrêter de considérer la lumière du jour comme l’unique source de lumière. En prenant en compte l’ensemble de l’environnement, on se rend compte que chaque surface autour de nous réfléchit la lumière et influence sa couleur.
Nos propres éclairages ne sont ni assez vastes ni assez puissants pour couvrir la même surface que celle éclairée par le soleil au cours de la journée. Il faut donc souvent ajouter quelques sources lumineuses supplémentaires afin de reproduire les effets de l’environnement qui renvoient naturellement la lumière du jour, des effets que nos éclairages, concentrés sur une zone réduite, ne parviennent pas à recréer à eux seuls.
Une fois que l’on prend conscience de cela, toute notre approche de la simulation de la lumière du jour peut changer. Au lieu de se demander : « Quelle est la température de couleur de la lumière du jour ? », on commence à se demander : « Quelle est la température de couleur de la lumière du jour dans cet environnement précis ? »
Une différence qui peut sembler anodine, mais qui peut avoir un impact majeur sur le résultat final.
Dans notre environnement, nous pouvons ainsi mesurer la lumière qui entre par la fenêtre, puis celle réfléchie par le platelage en bois à l’extérieur, ainsi que la lumière moyenne renvoyée par le jardin lui-même.
Plutôt que de procéder à l’approximation, nous recréons une à une ces subtiles variations de couleur avec notre propre éclairage. Ensemble, elles composent un rendu que notre œil reconnaît immédiatement comme crédible et naturel. Chaque mesure apporte sa contribution à l’ensemble.
Ainsi, nous ne mesurons pas seulement la lumière du jour. Nous mesurons aussi son effet sur l’environnement qui l’entoure.
Ce petit changement de perspective peut complètement transformer votre manière d’aborder l’éclairage d’une scène, que vous tourniez en studio ou en décor réel. Si une terrasse en bois n’apparaît pas directement dans le cadre, peut-on malgré tout reproduire son influence pour retrouver l’ambiance, l’atmosphère ou l’esthétique recherchée pour la scène ? Bien sûr que oui.
La température de couleur n’est pas déterminée par la seule lumière du soleil. Les réflexions des surfaces environnantes jouent un rôle tout aussi important dans la création d’une lumière du jour réaliste et d’un rendu naturel à la caméra.
Pourquoi mesurer au lieu de deviner ?
Alors, pourquoi ne pas simplement tout ajuster en étalonnage ?
La réalité, c’est que…
You could. But it likely won’t work as well as physically adding light to the scene.
Il est difficile d’ajouter en post-production une lumière provenant de différentes directions, ainsi que des variations de couleur subtiles et crédibles, si ces éléments ne sont pas présents dès le départ.
Mais surtout, vous passez à côté d’une occasion de comprendre, de définir et d’exprimer visuellement l’ambiance et l’esthétique que vous souhaitez obtenir.
Chaque fois que vous comptez sur la postproduction pour résoudre un problème que vous auriez pu comprendre et traiter sur le plateau, vous laissez passer une occasion de devenir un meilleur directeur de la photographie. L’étalonnage doit servir à affiner et à sublimer l’éclairage. Il ne devrait pas remplacer la compréhension de celui-ci.
C’est pourquoi un outil comme le Datacolor LightColor Meter constitue un élément simple, mais extrêmement précieux, dans le flux de travail de tout directeur de la photographie, réalisateur ou créateur de contenu.
Il permet de mesurer non seulement l’intensité de la lumière, mais aussi sa température de couleur et sa dominante colorée exactement à l’endroit qui vous intéresse. Cela signifie que vos décisions créatives s’appuient sur des données réelles plutôt que sur de simples estimations.
Le Datacolor LightColor Meter mesure en temps réel l’intensité lumineuse, la température de couleur et la teinte (tint), ce qui facilite la reproduction de la lumière naturelle du jour et la création de configurations d’éclairage basées sur des mesures précises.
Comprendre la lumière vous donne une véritable liberté créative.
Mesurer la lumière ne consiste pas nécessairement à devenir excessivement technique ou à rechercher une précision absolue. Il s’agit avant tout de comprendre comment la rigueur technique peut nourrir votre créativité. Pour pouvoir s’affranchir des règles avec efficacité, il faut d’abord les connaître.
Une fois que vous commencez à mesurer les températures de couleur autour de vous, vous constituez progressivement une véritable bibliothèque de valeurs Kelvin et de références d’éclairage issues du monde réel. Que ce soit dans un carnet, sur votre téléphone ou simplement dans votre mémoire, vous pourrez vous y référer plus tard chaque fois qu’une scène, une ambiance ou une histoire pourra tirer parti de ces observations visuelles.
Vous vous appuyez sur la réalité pour créer la réalité de l’image.
Comprendre la température de couleur, ce n’est pas seulement effectuer une mesure technique. Cela fait partie intégrante du langage du cinéma, de la réalisation, de la photographie et de la narration visuelle, ainsi que de toutes les façons dont nous pouvons choisir de l’utiliser pour raconter une histoire.
Vous pouvez ainsi recréer la réalité, reproduire la lumière naturelle du jour dans un studio, ou créer quelque chose de totalement nouveau.
Comprendre un lieu ne consiste pas seulement à mesurer la source de lumière elle-même. Toutes les surfaces environnantes participent à la couleur globale, à l’ambiance et au réalisme de la scène.
Voir la vidéo complète.
Rob Ellis est directeur de la photographie et photographe dans le sud-ouest de l’Angleterre, où il se spécialise dans la création d’images cinématographiques professionnelles. Son travail couvre aussi bien les clips musicaux et les courts-métrages que les productions commerciales pour des marques et des entreprises, avec toujours la même volonté : créer des images marquantes, soignées et visuellement captivantes.
Passionné par la manière dont la lumière façonne une scène, Rob associe précision technique et sens du récit visuel. À travers des démonstrations pratiques et des exemples issus du terrain, il aide les photographes et les réalisateurs à comprendre non seulement comment éclairer une scène, mais aussi pourquoi la lumière se comporte de cette façon.
Son approche est guidée par la curiosité, l’expérimentation et la conviction que pour maîtriser la lumière, il faut d’abord la comprendre.
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